4 choses que vous devez savoir concernant les engagements du secteur du bien-être de l’enfance à l’égard de la réconciliation

et la façon dont ils façonnent les priorités futures du secteur envers les communautés autochtones

1. Chaque Société d’aide l’enfance (SAE) s’est engagée à poser des gestes tangibles en matière de réconciliation.

Le 6 juin 2017, le secteur du bien-être de l’enfance s’est entendu unanimement pour prioriser la réconciliation avec les communautés autochtones en prenant huit engagements essentiels.

Chaque SAE s’est engagée à :

  • Réduire le nombre d’enfants autochtones pris en charge.
  • Réduire le nombre de dossiers juridiques impliquant des enfants et des familles autochtones.
  • Accroître le recours à des ententes formelles de soins conformes aux traditions*.
  • Garantir une représentation et une participation des Autochtones aux conseils d’administration locaux.
  • Instaurer une formation obligatoire sur les autochtones à l’intention du personnel.
  • Modifier le protocole inter-agences afin d’inclure le Principe de Jordan** en tant que principe fondamental.
  • En consultation avec les communautés autochtones, élaborer un plan de l’agence unique afin de mieux répondre aux besoins des enfants et des familles de ces communautés.
  • Continuer à établir des relations entre l’agence locale et les communautés autochtones locales.

 2. Les engagements du bien-être de l’enfance à l’égard des Autochtones découlent des injustices historiques.

Les engagements à l’égard des Autochtones sont liés aux injustices historiques infligées aux communautés des Premières nations, Métis et Inuits par le gouvernement canadien et les systèmes du bien-être de l’enfance provinciaux, notamment les pensionnats et la Rafle des années 1960. Cet héritage colonial s’est traduit par la détérioration des communautés, des traumatismes intergénérationnels et la surreprésentation des enfants autochtones dans le système du bien-être de l’enfance.

Les engagements pris par le secteur du bien-être de l’enfance de l’Ontario représentent une reconnaissance que ce dernier doit faire mieux, assumer la responsabilité des résultats, ainsi que travailler selon un cadre de travail qui reconnaît et appuie la réconciliation avec les communautés autochtones.

Pour obtenir plus d’information sur le contexte historique des efforts de réconciliation du bien‑être de l’enfance, lisez notre entrevue de 2016 avec Karen Hill, directrice des Services autochtones, à l’AOSAE.

3. Le bien-être de l’enfance présentera ses excuses aux communautés autochtones à un rassemblement en octobre 2017.

L’AOSAE tiendra un rassemblement de reconnaissance et de réconciliation du 1er au 3 octobre 2017. L’objectif de l’événement est de faciliter le dialogue entre les agences du bien-être de l’enfance non autochtones, les agences autochtones, ainsi que les communautés et les dirigeants autochtones de l’Ontario.

À l’événement, l’AOSAE s’excusera pour le rôle que le secteur du bien-être de l’enfance a joué dans le passé, et joue toujours, dans la vie des familles autochtones. On présentera aussi aux participants les engagements de 2017 à l’égard des Autochtones, afin d’obtenir leurs commentaires, ainsi que de démontrer que les SAE assument leur responsabilité à l’égard des communautés qu’elles servent. Le rassemblement, les excuses et les engagements marquent une étape importante du parcours de réconciliation du secteur du bien-être de l’enfance. Apprenez-en davantage sur le processus de réconciliation et sur le rassemblement à venir ici.

 

4. Le bien-être de l’enfance assurera un suivi et fera rapport des engagements.

L’AOSAE a élaboré un Indigenous Commitment First Look Tool pour aider les agences à se préparer à respecter leurs engagements. L’outil lie les engagements aux ressources, à la capacité et aux pratiques actuelles de chaque agence, afin de les aider à évaluer leurs limites et leurs forces relativement à la réalisation des engagements. L’outil est conçu pour favoriser la responsabilisation et la transparence des agences, du secteur et des communautés autochtones. Les SAE rempliront l’outil avant le rassemblement d’octobre, en tant que façon de raconter leur histoire et de souligner leurs progrès vers la réalisation des huit engagements à l’égard de la réconciliation. Les SAE rendront compte de leurs progrès annuellement.

*Le placement selon les soins conformes aux traditions laisse la responsabilité du placement de l’enfant à la communauté autochtone.

** Le Principe de Jordan est un principe fondé sur l’enfant d’abord qui vise à s’assurer que les services aux enfants des Premières nations ne sont pas refusés, retardés ou interrompus en raison de litiges juridictionnels. Le nom du principe vient de Jordan River Anderson, un jeune garçon de la Nation Norway House Cree, au Manitoba. Apprenez-en davantage ici.

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