Énoncé de l’AOSAE relativement à Motherisk et à la conclusion des adoptions

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L’Association ontarienne des sociétés de l’aide à l’enfance (AOSAE) et les sociétés d’aide à l’enfance (SAE) de tout l’Ontario se sont engagées activement à régler les problèmes soulevés par l’Examen indépendant du programme d’analyse capillaire de Motherisk, publié le 17 décembre 2015. L’examen indépendant, dirigé par la juge Susan Lang, a conclu que la méthode d’analyse capillaire utilisée au Motherisk Drug Testing Laboratory (MDTL), à The Hospital for Sick Children, à Toronto, en Ontario, était inadéquate et non fiable.

L’un des principaux objectifs de l’examen de la juge Lang était de déterminer si un autre examen des cas liés aux analyses capillaires du Motherisk était requis; elle a effectivement déterminé qu’un autre examen devait être effectué par un commissaire indépendant nommé par le ministère du Procureur général.

Cette commission indépendante sera dirigée par la juge à la retraite Judith Beaman, et se concentrera sur la mise sur pied d’un centre d’examen et des ressources visant à examiner les dossiers de protection de l’enfance, ainsi qu’à offrir du counseling, du soutien et de l’information aux familles qui estiment avoir peut-être subi des conséquences des résultats d’analyse du MDTL.

En prévision du rapport de la juge Lang et de ce deuxième examen, l’AOSAE a déjà commencé à aider les SAE à repérer les cas où on a eu recours à une analyse capillaire du MDTL durant les procédures relatives à la protection de l’enfance. Le ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse (MSEJ) a récemment ordonné aux agences de cerner les cas où les enfants et les familles s’approchaient de la conclusion d’une adoption et qui ont dû se soumettre à une analyse capillaire du MDTL. Grâce à ce processus de repérage, les SAE ont communiqué avec les parents biologiques et les parents adoptifs pour les informer des résultats du rapport de la juge Lang, de la mise sur pied de la Commission, ainsi que de l’existence de la ligne de soutien 1-855 mise à leur disposition par le MSEJ.

Les SAE ont aussi reçu la directive de la juge Beaman, dont le mandat a officiellement débuté le 15 février 2016, de mettre en attente les placements en vue d’une adoption (si les parents d’accueil ou un membre de leur famille avaient dû se soumettre à une analyse capillaire du MDTL), jusqu’à ce que la Commission puisse examiner leur dossier et déterminer si l’analyse capillaire a eu un impact ou non sur la prise de décision du tribunal. L’AOSAE et les SAE ne sont pas parties à la conclusion des adoptions — qui relève d’un juge —, mais un grand nombre des adoptions qui ont pu être retardées sont coordonnées par les services d’adoption des SAE locales.

L’AOSAE et les SAE sont profondément désolées de l’impact que le test de dépistage de drogues non fiable du MDTL a pu avoir sur les enfants et leur famille d’origine, ainsi que sur les familles actuellement en processus d’adoption. Nous sommes engagés à collaborer avec la juge Beaman afin d’examiner rapidement les dossiers en attente, ainsi qu’à appuyer toutes les autres familles qui pourraient avoir subi les conséquences des résultats d’analyse du MDTL. Si vous estimez que votre dossier de la SAE devrait être examiné, nous vous encourageons à communiquer avec la Commission et à faire appel au soutien offert, en composant le 1 855 235-8932.

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