La première étude de recherche de l’Ontario sur les mauvais traitements à l’égard des enfants a émis ses dernières constatations

L’Ontario Incidence Study of Reported Child Abuse and Neglect a émis ses dernières constatations sur les mauvais traitements à l’égard des enfants en Ontario. L’étude précédente avait été publiée en 2008.

Les constatations sont fondées sur 5 265 enquêtes de mauvais traitements à l’égard des enfants suivies dans 17 agences du bien-être de l’enfance de toutes les compétences à l’automne 2013.

L’Ontario Incidence Study est un effort provincial qui inclut des chercheurs, des décideurs et des fournisseurs de services du bien-être de l’enfance; elle est financée par le ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse de l’Ontario (MSEJ).

L’étude est menée tous les cinq ans, et il s’agit ici de la cinquième étude provinciale à examiner l’incidence des mauvais traitements déclarés à l’égard des enfants, ainsi que les caractéristiques des enfants et des familles faisant l’objet d’une enquête de la part des services de protection de l’enfance. Les études précédentes avaient été menées en 1993, 1998, 2003, 2008 et 2013.

Voici certaines des principales constatations de l’étude de 2013 :

  • 78 % des enquêtes de mauvais traitements portaient principalement sur des préoccupations relatives à des mauvais traitements ou de la négligence; 22 % des enquêtes portaient sur des préoccupations relatives au risque de mauvais traitements futurs.
  • 39 % des enquêtes étaient non fondées.
  • Le nombre d’enquêtes de mauvais traitements en 2013 n’a pas beaucoup changé par rapport à 2008 ou 2003.
  • Dans 97 % des enquêtes, il n’y a pas eu de placement hors du domicile.
  • 3 % des enquêtes se sont soldées par un changement de résidence pour l’enfant :
    • 1 % de placements informels chez un proche
    • 2 % de placements d’accueil
    • Moins de 1 % de prescription de traitements ou de placements en foyer de groupe
  • 25 % des enquêtes ont été déclarées comme demeurant actives aux fins d’enquête continue; 75 % des enquêtes ont été fermées.
  • Il y a eu une augmentation importante du nombre de dossiers ouverts pour des services continus.
  • Motifs déterminés pour des enquêtes de mauvais traitements corroborés :
    • 48 % – violence entre partenaires intimes
    • 24 % – négligence
    • 13 % – mauvais traitements physiques
    • 13 % – mauvais traitements affectifs
    • 2 % – mauvais traitements sexuels
  • 9 % des enquêtes de mauvais traitements corroborés portaient sur des enfants d’origine autochtone.

On peut consulter l’Ontario Study of Reported Child Abuse and Neglect (OIS-2013), ainsi que cinq fiches d’information examinant les signalements de cas de mauvais traitements et de négligence envers les enfants en Ontario en 2013.

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