Le bien-être de l’enfance présente ses excuses aux familles et aux communautés autochtones

Le tambour illustré ci-dessus a été offert à l’AOSAE par des partenaires autochtones à la suite du rassemblement « A Moment on the Path ». Le tambour est signé sur son bord intérieur par plusieurs participants au rassemblement, et vise à doter les membres de l’AOSAE, le personnel et les conseils d’administration d’un « outil » qui les aidera à rester centrés sur leurs engagements à l’égard de la réconciliation.

Du 1er au 3 octobre 2017, l’AOSAE a tenu un rassemblement intitulé « A Moment on the Path » au parc Geneva et à la Rama First Nation afin de reconnaître le rôle que le secteur du bien-être de l’enfance a joué dans le passé, et joue toujours, dans la vie des enfants, des familles et des communautés autochtones de l’Ontario, ainsi que de présenter des excuses.

Le rassemblement a réuni des représentants, des leaders et des Aînés de communautés autochtones et de services à l’enfance et à la famille autochtones, ainsi que des leaders d’agences du bien-être de l’enfance non autochtones de l’Ontario. Les journées passées au parc Geneva étaient profondément imprégnées de cérémonies, incluant des cérémonies de tente à suer, un feu sacré, des tambours, de l’éclairage à la lampe, des cérémonies du lever du soleil, ainsi que des prières, généreusement offertes par des Aînés et des leaders autochtones des quatre coins de la province.

Excuses

Les participants autochtones – incluant des survivants de la Rafle des années 1960 et des pensionnats – ont parlé de l’impact dévastateur que le système du bien-être de l’enfance a eu, et a toujours, sur leurs communautés. La chef Marcia Brown Martell, la demanderesse principale dans la poursuite relative à la Rafle des années 1960, Renee Linklater et Rodney Howe ont tous partagé leur expérience d’avoir été appréhendés par le bien-être de l’enfance dans le cadre de la Rafle des années 1960.

Mary Ballantyne, chef de la direction de l’AOSAE, s’est excusée auprès de l’ensemble des enfants, familles et communautés autochtones qui ont été touchés par la Rafle des années 1960, et sont toujours affectés par le système du bien-être de l’enfance de l’Ontario.

« Nous nous excusons auprès des enfants, des mères et des pères qui ont été blessés par la Rafle des années 1960, durant laquelle des milliers d’enfants autochtones ont été retirés de leur foyer, leur famille et leur communauté partout au Canada, a déclaré Mary Ballantyne. La Rafle des années 1960 et de nombreuses pratiques actuelles ont engendré un génocide culturel pour les Autochtones de l’Ontario. Les paroles d’excuses et de regrets que je transmets aujourd’hui constituent une reconnaissance que nous devons faire mieux. Nous avons un long chemin à parcourir vers la réconciliation et la guérison de ces injustices historiques. »

Après la reconnaissance et les excuses, les leaders et les Aînés des communautés autochtones de la province ont été invités à réagir. Les excuses ont suscité de fortes émotions, et on a insisté sur le fait que les paroles doivent être jumelées à des actions et à la responsabilisation.

L’AOSAE a présenté OACAS huit engagements essentiels endossés unanimement par le secteur du bien-être de l’enfance afin de faire progresser la réconciliation :

  • Réduire le nombre d’enfants autochtones pris en charge.
  • Réduire le nombre de dossiers juridiques impliquant des enfants et des familles autochtones.
  • Accroître le recours à des ententes formelles de soins conformes aux traditions.
  • Garantir une représentation et une participation des Autochtones aux conseils d’administration locaux.
  • Instaurer une formation obligatoire sur les autochtones à l’intention du personnel.
  • Modifier le protocole inter-agences afin d’inclure le Principe de Jordan en tant que principe fondamental.
  • En consultation avec les communautés autochtones, élaborer un plan de l’agence unique afin de mieux répondre aux besoins des enfants et des familles de ces communautés.
  • Continuer à établir des relations entre l’agence locale et les communautés autochtones locales.

Le conseil d’administration de l’AOSAE a aussi pris les quatre engagements suivants :

  • Transférer les ressources aux organismes autochtones de sorte qu’ils soient plus en mesure d’offrir des services aux enfants, aux familles et aux communautés autochtones, ainsi que de défendre leurs intérêts.
  • Aider les leaders autochtones dans leur quête d’autogouvernance et de législation relativement au placement des enfants dans leur communauté locale.
  • Appuyer l’autonomie autochtone dans l’élaboration de services autochtones particuliers et dans le système du bien-être de l’enfance.
  • Aider et encourager les agences non autochtones à travailler avec les communautés autochtones locales afin de s’assurer que les enfants et les familles sont servis d’une façon qui mène à la réconciliation.

L’AOSAE et les SAE continueront de rendre compte des progrès réalisés relativement à ces engagements, en reconnaissant que les gestes sont plus éloquents que les paroles.

« On nous a communiqué haut et fort que si nous voulons faire progresser la réconciliation, les SAE et de l’AOSAE doivent poser des gestes significatifs, a déclaré Mary Ballantyne. Nous avons promis d’assumer nos responsabilités et de donner un sens aux paroles d’excuses en modifiant notre comportement. »

Une SAE prend des mesures significatives vers la réconciliation

Le cheminement de chaque SAE vers la réconciliation avec ses communautés autochtones locales reflétera les histoires et les réalités actuelles locales uniques. La semaine dernière, la SAE de Sarnia-Lambton a franchi une étape importante dans son parcours vers la réconciliation, en signant une nouvelle entente avec la Première nation Aamjiwnaang. Selon le nouveau protocole, la SAE de Sarnia-Lambton consultera la Première nation au sujet de toutes les questions concernant ses familles et ses enfants. La communauté participera aux décisions relatives à tout placement nécessaire de ses enfants. Le protocole prévoit que, dans la mesure du possible, les enfants devant quitter le domicile familial resteront dans leur communauté, et que si les enfants ou les jeunes Aamjiwnaang sont pris en charge par la SAE, les liens avec leur culture et leur communauté seront une priorité. Apprenez-en davantage sur ce nouveau protocole important ici.

Règlement de la poursuite relative à la Rafle des années 1960

Trois jours après le rassemblement « A Moment on the Path », une entente historique a été conclue dans le cadre de la poursuite relative à la Rafle des années 1960. Selon l’entente, le gouvernement fédéral versera entre 500 et 800 millions de dollars en dédommagement aux enfants autochtones qui ont perdu leur identité culturelle en ayant été retirés de leur famille et de leur communauté durant la Rafle des années 1960. Les personnes touchées recevront entre 25 000 $ et 50 000 $, selon le nombre de plaignants qui se manifestent.

Visionnez la vidéo de la chef Marcia Brown Martell, la demanderesse principale dans la poursuite relative à la Rafle des années 1960, qui livre son message concernant le règlement.

Lisez les questions et réponses de Jeffery Wilson, avocat principal dans la poursuite, qui donne les détails du règlement.

Cérémonie du tambour

Un tambour, illustré ci-dessus, a été offert à l’AOSAE par des partenaires autochtones à la suite du rassemblement « A Moment on the Path ». Jackie Labonte et Oliver Nogisin, qui ont tous deux offert de l’orientation et de la sagesse à la direction de l’AOSAE durant son parcours vers la réconciliation, ont remis le tambour au conseil d’administration de l’AOSAE. Le tambour est signé sur son bord intérieur par plusieurs participants au rassemblement, et vise à doter les membres de l’AOSAE, le personnel et les conseils d’administration d’un « outil » qui les aidera à rester centrés sur leurs engagements à l’égard de la réconciliation.tambour.

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