La surintendante Janine Bowyer discute de ce qui a motivé son conseil scolaire à se joindre à la campagne du Mois de la prévention du mauvais traitement des enfants

À titre de surintendante des Services aux étudiants et des écoles sécuritaires, au conseil scolaire du district de Durham, vous avez joué un rôle crucial dans la création d’un partenariat étroit avec la Société d’aide à l’enfance de Durham durant le Mois de la prévention du mauvais traitement des enfants de l’année dernière. Pourquoi avez-vous décidé d’appuyer la campagne?

À mon avis, il était évident qu’un conseil scolaire doit appuyer un tel événement. En nous joignant à cette campagne, nous donnons l’exemple aux enseignants et aux dirigeants scolaires, aux conseillers des enfants et des jeunes, aux travailleurs sociaux, au personnel de soutien et aux parents. Nous démontrons que la prévention des mauvais traitements à l’égard des enfants est une de nos priorités, et que nous ferons tout ce que nous pouvons pour appuyer le travail d’un partenaire comme la SAE, qui tente aussi de s’assurer que nous répondons aux besoins en santé mentale, sociaux et affectifs des enfants.

Cela peut paraître évident, mais pourriez-vous expliquer davantage pourquoi les mauvais traitements et la négligence à l’égard des enfants sont une priorité si importante pour les conseils scolaires?

Nous savons que les mauvais traitements et la négligence à l’égard des enfants sont traumatisants et ont une forte incidence sur le mieux-être d’un enfant et sur son rendement scolaire, et nous croyons que tous les élèves doivent avoir la possibilité de réussir à l’école. Actuellement, chaque conseil scolaire de la province doit avoir un plan d’amélioration du conseil en matière de rendement des élèves. Nous avons pris intentionnellement la décision de placer le mieux-être en premier dans le titre du plan d’amélioration de notre conseil; nous l’avons intitulé Student Well-Being and Achievement Board Improvement Plan, parce que nous connaissons le rôle crucial que joue le mieux-être dans le rendement scolaire des élèves.

Pourriez-vous préciser ce que vous entendez par « mieux-être »?

Ce que nous entendons par « mieux-être » est l’estime de soi positive et le sentiment d’appartenance que nous éprouvons lorsque nos besoins cognitifs, émotionnels, sociaux, spirituels et physiques sont satisfaits. Chaque personne engagée dans l’éducation des élèves a comme objectif de favoriser et développer ce sentiment de mieux-être en tout temps. Le mieux-être est crucial pour que les enfants deviennent des adultes sains et productifs.

Comment la Campagne du mois de la prévention du mauvais traitement des enfants contribue‑t‑elle à l’accent d’un conseil scolaire sur le mieux-être des élèves?

Nous tentons toujours d’enseigner aux élèves de la maternelle jusqu’en 12e année qu’il existe des adultes qui sont là pour aider – des adultes à l’école, mais aussi des adultes dans la communauté – et la Campagne du mois de la prévention du mauvais traitement des enfants nous aide à diffuser ce message, que des personnes peuvent aider les élèves. Nous voulons qu’ils sachent qu’aucun problème n’est si énorme que personne ne peut aider à régler.

Comment ce partenariat durant la Campagne du mois de la prévention du mauvais traitement des enfants améliore-t-il la relation entre un conseil scolaire et une Société d’aide à l’enfance?

Eh bien, je dirais qu’historiquement, la relation avec la SAE a toujours été fondée sur un besoin ou une réaction. Par exemple, nous sommes très conscients, à titre de membre du système scolaire, de nos obligations découlant des politiques, des procédures et de la loi, relativement à notre devoir de faire rapport lorsque nous avons des préoccupations relatives à la protection. Lorsque j’étais directrice d’école, je savais quand et comment faire rapport, et ce que cela signifiait que la SAE se présente à l’école, que la SAE appuie certaines familles, ou qu’un élève soit pris en charge. Ce sont des approches plus réactives. Comme c’est le cas pour notre équipe conseil scolaire-SAE qui élabore actuellement un protocole commun de rendement des élèves, et d’une autre équipe qui prépare un protocole SAE‑conseil scolaire, la Campagne du mois de la prévention du mauvais traitement des enfants est une approche plus proactive à notre relation.

Dans quelle mesure la Campagne du mois de la prévention du mauvais traitement des enfants est-elle appropriée pour les élèves qui ne subissent pas de mauvais traitements ni de négligence?

Je crois qu’il est important que tous les élèves comprennent la réalité de la communauté dans laquelle ils vivent, et que nous n’avons pas tous une vie de rêve. Ils doivent apprendre que leur réalité n’est pas celle de tout le monde. Les enfants doivent apprendre cela de sorte qu’il soient plus sympathiques et empathiques.

Pour en apprendre davantage sur le Mois de la prévention du mauvais traitement des enfants et sur la façon dont vous et votre organisme pouvez appuyer la campagne, visitez notre page Web ou communiquez avec Christina Campbell, spécialiste de la représentation et des relations avec les médias, à ccampbell@oacas.org.

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