Octobre est le Mois de la prévention du mauvais traitement des enfants : Saviez-vous qu’un appel téléphonique à une Société d’aide à l’enfance peut prévenir des mauvais traitements?

Toronto – Octobre est le Mois de la prévention du mauvais traitement des enfants, et cette année, l’Association ontarienne des sociétés d’aide à l’enfance (AOSAE) et les sociétés d’aide à l’enfance (SAE) insisteront sur la façon dont les appels de la communauté jouent un rôle vital dans la prévention des mauvais traitements à l’égard des enfants en Ontario. L’année dernière, plus de 171 000 Ontariens ont communiqué avec une SAE pour faire part de leurs inquiétudes concernant la sécurité d’un enfant, une indication de la mesure dans laquelle le filet de sûreté communautaire fonctionne.

Mais d’éminents chercheurs du domaine du bien-être de l’enfance déclarent qu’on doit faire plus d’éducation relativement à la signification d’un signalement, parce que de nombreuses personnes se sentent coupables après avoir appelé la SAE. « Le public se fait une fausse idée des services de l’aide à l’enfance », déclare Nico Trocmé, directeur de l’école du travail social à l’Université McGill. « Les gens sont préoccupés par le fait que les sociétés d’aide à l’enfance soient des ‘’enleveuses d’enfants’’. Ils ne réalisent pas que le fait de communiquer avec une SAE signifie l’accès à un niveau de services au domicile et sur place qu’aucun autre organisme de services sociaux ne pourra offrir de la façon dont les SAE le font. »

En 2013, les enfants sont restés au domicile familial dans 97 % des enquêtes des SAE, une statistique qui surprend de nombreuses personnes. Cet accent sur des services au domicile et d’intervention précoce fait partie de la transformation du système du bien-être de l’enfance de l’Ontario, qui a débuté il y a une dizaine d’années. Cette approche est fondée sur la reconnaissance qu’une intervention précoce peut réduire le besoin de recourir à des services plus intrusifs plus tard, et que les enfants s’épanouissent dans un milieu familial bienveillant. Les services d’intervention précoce offerts par les SAE incluent des programmes de counseling et d’éducation en rôle parental, ainsi que des traitements de la toxicomanie.

« J’ai été irritée lorsque j’ai appris qu’un enseignant avait appelé la SAE parce qu’il avait des préoccupations, a déclaré une mère de quatre enfants. Mais je n’avais aucune idée à quel point la SAE pouvait m’aider. Je n’avais aucune idée non plus à quel point j’avais besoin d’aide. » Le soutien que cette famille a obtenu comprenait de fréquentes visites d’une intervenante en services à la famille, des cours de gestion de la colère pour le père des enfants, ainsi que des possibilités de participation à un camp d’été.

Les enseignants, suivis des policiers, font le plus grand nombre de signalements aux SAE. En fait, en vertu de la Loi sur les services à l’enfance et à la famille, les professionnels et les membres du public doivent faire part sans délai à une SAE de tout soupçon qu’un enfant puisse avoir besoin de protection.

« Les citoyens de l’Ontario ont le devoir de faire rapport de mauvais traitements et de négligence soupçonnés à l’égard des enfants. Il est important de faire connaître cette responsabilité de sorte que nous puissions assurer la sécurité de nos enfants », déclare Tracy MacCharles, ministre des Services à l’enfance et à la jeunesse.

Pour obtenir plus d’information ou prévoir une entrevue :

Christina Campbell

416 987-6042 ou ccampbell@oacas.org

À propos de l’Association ontarienne des Sociétés de l’aide à l’enfance (AOSAE) : Depuis 1912, l’AOSAE représente les SAE de l’Ontario et fournit des services en matière de relations avec le gouvernement, de communications, de gestion de l’information, d’éducation et de formation afin d’appuyer la protection et le mieux-être des enfants. http://www.oacas.org.

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