{"id":4472,"date":"2018-05-02T09:36:58","date_gmt":"2018-05-02T13:36:58","guid":{"rendered":"http:\/\/www.oacas.org\/?p=4472"},"modified":"2018-05-02T09:40:02","modified_gmt":"2018-05-02T13:40:02","slug":"sommet-durgence-sur-le-bien-etre-de-lenfance-au-canada","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.oacas.org\/fr\/2018\/05\/sommet-durgence-sur-le-bien-etre-de-lenfance-au-canada\/","title":{"rendered":"Sommet d\u2019urgence sur le bien-\u00eatre de l\u2019enfance au Canada"},"content":{"rendered":"<h2>Une conversation avec la chef de la direction de l\u2019AOSAE, Mary Ballantyne, et la directrice des Services autochtones, Karen Hill<\/h2>\n<img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-4273\" src=\"http:\/\/www.oacas.org\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/IMG_4367.jpg\" alt=\"\" width=\"4032\" height=\"3024\" srcset=\"https:\/\/www.oacas.org\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/IMG_4367.jpg 4032w, https:\/\/www.oacas.org\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/IMG_4367-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.oacas.org\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/IMG_4367-768x576.jpg 768w, https:\/\/www.oacas.org\/wp-content\/uploads\/2018\/02\/IMG_4367-1024x768.jpg 1024w\" sizes=\"(max-width: 4032px) 100vw, 4032px\" \/>\n<p>La ministre f\u00e9d\u00e9rale des Services aux Autochtones, Jane Philpott, a r\u00e9clam\u00e9 un sommet d\u2019urgence qui s\u2019est tenu le mois dernier, afin d\u2019aborder la situation actuelle du bien-\u00eatre de l\u2019enfance autochtone, qu\u2019elle a assimil\u00e9e aux horreurs des pensionnats autochtones.<\/p>\n<p>Les dirigeants politiques autochtones des provinces et des territoires, les dirigeants du bien-\u00eatre de l\u2019enfance, ainsi que les ministres responsables des portefeuilles des Autochtones et du bien-\u00eatre de l\u2019enfance, se sont r\u00e9unis durant deux jours \u00e0 la fin janvier. Par suite de la rencontre, la ministre Philpott a annonc\u00e9 le plan en six points suivant :<\/p>\n<ul>\n<li>Continuer \u00e0 travailler pour enti\u00e8rement mettre en \u0153uvre toutes les ordonnances du Tribunal canadien des droits de la personne;<\/li>\n<li>Centrer les programmes sur la pr\u00e9vention et l\u2019intervention pr\u00e9coce;<\/li>\n<li>Travailler avec les partenaires pour aider les communaut\u00e9s \u00e0 retirer la comp\u00e9tence en mati\u00e8re de services \u00e0 l\u2019enfance et \u00e0 la famille, incluant l\u2019exploration de lois f\u00e9d\u00e9rales \u00e9labor\u00e9es en collaboration;<\/li>\n<li>Appuyer le leadership Inuit et M\u00e9tis pour faire progresser une r\u00e9forme culturellement appropri\u00e9e;<\/li>\n<li>\u00c9laborer des donn\u00e9es et une strat\u00e9gie de suivi avec les provinces, les territoires et les partenaires autochtones;<\/li>\n<li>Acc\u00e9l\u00e9rer le travail des tables techniques trilat\u00e9rales qui sont en place dans le pays.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Peu apr\u00e8s la publication du plan, le Tribunal canadien des droits de la personne a \u00e9mis une quatri\u00e8me ordonnance de non-conformit\u00e9 d\u00e9coulant de sa d\u00e9cision de 2016 \u00e9non\u00e7ant que le syst\u00e8me du bien-\u00eatre de l\u2019enfance des Premi\u00e8res nations du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral est discriminatoire. Le tribunal a ordonn\u00e9 au gouvernement de commencer \u00e0 payer les co\u00fbts r\u00e9els des agences des services \u00e0 l\u2019enfance et \u00e0 la famille qui travaillent dans les r\u00e9serves, r\u00e9troactivement \u00e0 janvier\u00a02016.<\/p>\n<p>La ministre Philpott a r\u00e9agi en annon\u00e7ant que le gouvernement se conformerait \u00e0 l\u2019ordonnance, et que ces agences peuvent commencer \u00e0 fonctionner en tenant pour acquis que les co\u00fbts de leurs programmes seront pay\u00e9s par le gouvernement. Les d\u00e9tails du financement devraient para\u00eetre dans le prochain budget f\u00e9d\u00e9ral.<\/p>\n<p>Karen Hill, directrice des Services autochtones, \u00e0 l\u2019AOSAE, et Mary Ballantyne, chef de la direction de l\u2019AOSAE, ont particip\u00e9 au sommet d\u2019urgence. Voici certaines de leurs id\u00e9es et r\u00e9flexions relatives \u00e0 cette rencontre historique.<\/p>\n<p><strong>Q: Pourriez-vous nous parler un peu de l\u2019importance de cette rencontre?<\/strong><\/p>\n<p><strong> R: Karen Hill<\/strong><\/p>\n<p>Nous sommes honor\u00e9es d\u2019y avoir \u00e9t\u00e9 invit\u00e9es. La port\u00e9e de la rencontre \u00e9tait f\u00e9d\u00e9rale et nationale. Elle a rassembl\u00e9 les leaders autochtones de tout le Canada, afin d\u2019entreprendre une discussion sur la crise du bien-\u00eatre de l\u2019enfance que la plupart de nos collectivit\u00e9s vivent.<\/p>\n<p>Ici, en Ontario, et dans tout le pays, le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral a cr\u00e9\u00e9 un genre de vide ou de vacuum dans le syst\u00e8me du bien-\u00eatre de l\u2019enfance en d\u00e9l\u00e9guant la responsabilit\u00e9 du bien-\u00eatre de l\u2019enfance aux provinces, en consultant peu ou ne consultant pas les Autochtones. De nombreux Autochtones, de m\u00eame que plusieurs provinces, estiment que leur relation est avec le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral. Cela a un une incidence r\u00e9elle sur les communaut\u00e9s. Les gouvernements f\u00e9d\u00e9ral et provinciaux se demandent souvent qui d\u00e9tient la responsabilit\u00e9 de certains programmes et services. Cette rencontre \u00e9tait une reconnaissance par le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral qu\u2019il en d\u00e9tient la responsabilit\u00e9 premi\u00e8re.<\/p>\n<p>J\u2019estime que le sommet indiquait un changement \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du pays, dans la relation entre les Autochtones et le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral. L\u2019indication d\u2019un partenariat diff\u00e9rent et plus \u00e9gal avec les dirigeants du bien-\u00eatre de l\u2019enfance autochtone.<\/p>\n<p><strong>Mary Ballantyne<\/strong><\/p>\n<p>J\u2019estime qu\u2019il \u00e9tait tr\u00e8s significatif que le sommet se tienne pr\u00e8s de deux ans apr\u00e8s la d\u00e9cision du Tribunal canadien des droits de la personne. Tout le pays doit se pencher sur cet enjeu, et je crois que les autres provinces constatent les m\u00eames enjeux et pr\u00e9occupations que nous, ici en Ontario. Nous n\u2019en avons pas appris beaucoup sur ce que les autres provinces font, mais les histoires racont\u00e9es par les leaders autochtones \u00e9taient passablement similaires. On a parl\u00e9 des difficult\u00e9s que vivent ces communaut\u00e9s, de la surrepr\u00e9sentation dans le syst\u00e8me du bien-\u00eatre de l\u2019enfance, ainsi que du besoin de trouver une voie vers la comp\u00e9tence en mati\u00e8re de bien-\u00eatre de l\u2019enfance.<\/p>\n<p><strong>Karen Hill<\/strong><\/p>\n<p>Il \u00e9tait important que nous y soyons invit\u00e9es et que nous y participions, compte tenu des <a href=\"https:\/\/www.oacas.org\/fr\/2017\/11\/4-things-you-should-know-about-the-child-welfare-sectors-commitments-to-reconciliation\/\">engagements<\/a> que nous avons pris envers les communaut\u00e9s autochtones \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la <a href=\"https:\/\/www.oacas.org\/fr\/2017\/11\/le-bien-etre-de-lenfance-presente-ses-excuses-aux-familles-et-aux-communautes-autochtones\/\">r\u00e9conciliation<\/a>. Nous devons d\u00e9montrer que nous sommes ouverts \u00e0 \u00e9couter et \u00e0 apprendre, ainsi qu\u2019\u00e0 \u00eatre des collaborateurs r\u00e9els pour changer le visage du bien-\u00eatre de l\u2019enfance, lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019enfants et de familles autochtones.<\/p>\n<p><strong> Q: Comme vous l\u2019avez mentionn\u00e9, la port\u00e9e nationale de cette rencontre \u00e9tait significative. Avez-vous remarqu\u00e9 quelque chose de particulier chez les autres participants?<\/strong><\/p>\n<p><strong> R: Karen Hill<\/strong><\/p>\n<p>Ce qui \u00e9tait significatif pour moi \u00e9tait qu\u2019ils incluaient des Inuits et des M\u00e9tis, et que ces derniers avaient une repr\u00e9sentation politique \u00e0 la rencontre. Ils ont indiqu\u00e9 clairement qu\u2019ils voulaient \u00e9galement ce que les Autochtones veulent depuis longtemps.<\/p>\n<p><strong>Mary Ballantyne<\/strong><\/p>\n<p>Je suis d\u2019accord. Cette rencontre \u00e9tait tr\u00e8s inclusive des Premi\u00e8res nations, des M\u00e9tis et des Inuits. Les M\u00e9tis et les Inuits occupaient une place \u00e9gale et avaient une voix \u00e9gale \u00e0 la rencontre. Parce que jusqu\u2019\u00e0 ce jour, dans de nombreuses communaut\u00e9s o\u00f9 la reprise du mandat du bien-\u00eatre de l\u2019enfance a eu lieu, elle a plut\u00f4t eu lieu avec les communaut\u00e9s des Premi\u00e8res nations, et pas n\u00e9cessairement avec les communaut\u00e9s M\u00e9tis et Inuits. Ces groupes ont maintenant r\u00e9ellement des attentes semblables pour leurs enfants.Q:<\/p>\n<p><strong> Q: \u00c9tait-ce une rencontre productive?<\/strong><\/p>\n<p><strong> R: Mary Ballantyne<\/strong><\/p>\n<p>Je l\u2019esp\u00e8re. Elle a r\u00e9ellement rassembl\u00e9 toute la nation, toutes les parties prenantes cl\u00e9s du bien-\u00eatre de l\u2019enfance, et on a mis les enjeux sur la table. Mais il faudra voir. Parce qu\u2019il y a 50 ans, ces m\u00eames enjeux \u00e9taient sur la table. Et il y a deux ans, on ordonnait au gouvernement d\u2019agir \u00e0 cet \u00e9gard, et nous n\u2019avons pas encore constat\u00e9 ce genre de changements.<\/p>\n<p><strong>Karen Hill<\/strong><\/p>\n<p>Je crois que la majorit\u00e9 de ce que nous avons entendu au sommet peut mener \u00e0 des choses productives. Tous les leaders autochtones ont revendiqu\u00e9 une approche plus globale au bien-\u00eatre de l\u2019enfance \u2013 une approche qui inclue la pr\u00e9vention, le renforcement de la capacit\u00e9 de d\u00e9veloppement communautaire et la prestation de services, et qui respecte l\u2019autorit\u00e9 et l\u2019autonomie des communaut\u00e9s autochtones en mati\u00e8re de prise de d\u00e9cisions relatives \u00e0 leurs enfants et leurs familles. Une approche holistique qui est centr\u00e9e sur le d\u00e9veloppement et la gu\u00e9rison de la communaut\u00e9, ainsi que sur l\u2019autonomie et l\u2019autorit\u00e9 des communaut\u00e9s pour ce qui est de prendre soin de leurs propres enfants.<\/p>\n<p><strong>Mary Ballantyne<\/strong><\/p>\n<p>Absolument. L\u2019id\u00e9e de pr\u00e9vention \u00e9tait r\u00e9ellement pr\u00e9dominante \u00e0 la rencontre. En ce sens que les agences du bien-\u00eatre de l\u2019enfance travaillent avec les familles de sorte qu\u2019elles puissent s\u2019occuper de leurs propres enfants. Il \u00e9tait \u00e9vident qu\u2019elles voulaient que tous les gouvernements et tous les organismes appropri\u00e9s se concentrent sur le fait d\u2019accomplir le travail du bien-\u00eatre de l\u2019enfance de cette fa\u00e7on. L\u2019importance d\u2019int\u00e9grer une intervention de traitement \u00e9clair\u00e9e par les traumatismes est un th\u00e8me qui est aussi ressorti durant ces deux journ\u00e9es. Les Autochtones et les communaut\u00e9s autochtones doivent avoir la possibilit\u00e9 de se r\u00e9tablir des traumatismes qu\u2019ils ont subis au cours de nombreuses d\u00e9cennies, de sorte qu\u2019ils soient plus en mesure de reprendre le soin de leurs enfants et le contr\u00f4le du travail du bien-\u00eatre de l\u2019enfance.<\/p>\n<p><strong> Q: Lorsque vous observez la relation du bien-\u00eatre de l\u2019enfance avec les communaut\u00e9s autochtones dans toutes les provinces, qu\u2019en est-il de l\u2019Ontario?<\/strong><\/p>\n<p><strong> R: Mary Ballantyne<\/strong><\/p>\n<p>Les enjeux sont tr\u00e8s semblables partout au Canada. Les histoires que nous avons entendues \u00e0 la rencontre ressemblaient \u00e0 celles que nous avons entendues \u00e0 l\u2019<a href=\"https:\/\/www.oacas.org\/fr\/2017\/11\/le-bien-etre-de-lenfance-presente-ses-excuses-aux-familles-et-aux-communautes-autochtones\/\">\u00e9v\u00e9nement de r\u00e9conciliation<\/a>. Bien que les proportions d\u2019enfants autochtones pris en charge en Ontario puissent \u00eatre inf\u00e9rieures \u00e0 celles de certaines autres provinces \u2013 quelque chose qui d\u00e9coule principalement des diff\u00e9rences dans les populations autochtones et non autochtones \u2013, je ne crois pas que nous pouvons dire que les enfants et les familles autochtones sont n\u00e9cessairement mieux servis ici que dans les autres provinces.<\/p>\n<p>Cela dit, nous devons continuer d\u2019avancer. Nous devons faire partie du changement. Bien que ce ne soit pas \u00e0 nous de concevoir l\u2019avenir du bien-\u00eatre de l\u2019enfance autochtone, nous avons le devoir de faire mieux pour les enfants et les familles autochtones que nous servons actuellement. Le travail que nous avons cern\u00e9 dans le cadre de nos <a href=\"https:\/\/www.oacas.org\/fr\/2017\/11\/4-things-you-should-know-about-the-child-welfare-sectors-commitments-to-reconciliation\/\">engagements \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la r\u00e9conciliation<\/a> nous indique nos prochaines \u00e9tapes. En Ontario \u2013 avec notre structure unique d\u2019agences locales \u2013, nous avons vraiment le pouvoir de faire les choses diff\u00e9remment pour ceux que nous servons actuellement, en collaborant beaucoup plus \u00e9troitement avec les fournisseurs de services des Premi\u00e8res nations et autochtones. Parall\u00e8lement, nous devons aider les communaut\u00e9s autochtones \u00e0 reprendre le mandat du bien-\u00eatre de l\u2019enfance.<\/p>\n<p><strong>Karen<\/strong><\/p>\n<p>Exactement, nous pouvons nous adapter davantage aux besoins et au contexte des communaut\u00e9s. Et les agences de l\u2019Ontario d\u00e9montrent leur disposition \u00e0 faire justement cela pour les communaut\u00e9s autochtones. Il s\u2019agit d\u2019un <a href=\"https:\/\/www.oacas.org\/fr\/2017\/11\/le-parcours-de-la-reconciliation-du-bien-etre-de-lenfance\/\">parcours cahoteux<\/a>, mais elles y travaillent, et cela est une bonne chose. Personne n\u2019abandonne.<\/p>\n<p><strong> Q: Qu\u2019avez-vous pens\u00e9 de l\u2019annonce de financement qui a suivi le sommet?<\/strong><\/p>\n<p><strong> R: Karen Hill<\/strong><\/p>\n<p>Comme les communaut\u00e9s autochtones et les agences du bien-\u00eatre de l\u2019enfance autochtones ont \u00e9t\u00e9 extr\u00eamement sous financ\u00e9es durant des d\u00e9cennies, elles n\u2019ont pu qu\u2019offrir les services d\u2019intervention de crise les plus fondamentaux. Elles n\u2019ont pu qu\u2019aborder superficiellement le vrai besoin pour les familles. Pour les aider \u00e0 se r\u00e9tablir des traumatismes interg\u00e9n\u00e9rationnels caus\u00e9s par les pensionnats et la Rafle des ann\u00e9es 60, et plus g\u00e9n\u00e9ralement, du retrait forc\u00e9 des gens vers des territoires et des styles de vie qui leur \u00e9taient compl\u00e8tement \u00e9trangers sur le plan culturel. Bien que nous puissions \u00eatre optimistes quant au financement, nous devons aussi examiner attentivement ce qu\u2019est le vrai besoin. Nous avons besoin d\u2019un processus exhaustif o\u00f9 nous \u00e9valuons et fournissons des commentaires, et sommes le plus pr\u00eats possible \u00e0 accro\u00eetre l\u2019offre de soutien.<\/p>\n<p><strong>Mary Ballantyne<\/strong><\/p>\n<p>J\u2019esp\u00e8re que l\u2019annonce de financement est un signe que le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral est r\u00e9ellement pr\u00eat \u00e0 intensifier ses efforts. Mais il devra aller au-del\u00e0 du simple financement des activit\u00e9s quotidiennes des agences du bien-\u00eatre de l\u2019enfance autochtones. Il devra aussi aborder l\u2019infrastructure des communaut\u00e9s autochtones, les probl\u00e8mes de sant\u00e9 dans les communaut\u00e9s, ainsi que les traumatismes et la gu\u00e9rison qui doit avoir lieu. Et il ne s\u2019agit pas seulement d\u2019argent, il s\u2019agit \u00e9galement de soutiens en ressources et infrastructures qui vont au-del\u00e0 du simple bien-\u00eatre de l\u2019enfance, en incluant entre autres les \u00e9coles, les \u00e9tablissements de sant\u00e9 et les possibilit\u00e9s de traitements.<\/p>\n<p><strong>Q: Quelles sont les prochaines \u00e9tapes pour faire progresser la r\u00e9conciliation ici en Ontario?<\/strong><\/p>\n<p><strong> R: Mary Ballantyne<\/strong><\/p>\n<p>Le bien-\u00eatre de l\u2019enfance autochtone change, et change rapidement. Il continue de travailler pour que les communaut\u00e9s autochtones se r\u00e9approprient de plus en plus le bien-\u00eatre de l\u2019enfance, ce que nous appuyons fortement. Il ne rel\u00e8ve pas de nous de fa\u00e7onner l\u2019avenir.<\/p>\n<p>Mais pour ce qui est de la continuit\u00e9 des services offerts aux enfants autochtones par des agences non autochtones, nous devons faire encore mieux. Cela revient vraiment \u00e0 nos <a href=\"https:\/\/www.oacas.org\/fr\/2017\/11\/4-things-you-should-know-about-the-child-welfare-sectors-commitments-to-reconciliation\/\">engagements \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la r\u00e9conciliation<\/a>. Les choses qui doivent \u00eatre chang\u00e9es, jour apr\u00e8s jour, pour les enfants avec qui nous travaillons maintenant se trouvent dans ces engagements.<\/p>\n<p><strong>Karen Hill<\/strong><\/p>\n<p>Bien que nous voulions \u00eatre optimistes, nous devons \u00eatre conscients que cela n\u2019est pas une nouvelle pr\u00e9occupation ou un nouveau probl\u00e8me. Cela remonte \u00e0 plus de 50 ans. C\u2019est vraiment \u00e0 nous, en tant que soci\u00e9t\u00e9s d\u2019aide \u00e0 l\u2019enfance, de nous am\u00e9liorer et de faire ce que nous pouvons. Nous ne pouvons pas rester immobiles et attendre que le gouvernement r\u00e8gle cette situation. Nous devons poser des gestes concrets et faire ce que nous pouvons.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":21,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_links_to":"","_links_to_target":""},"categories":[43,34,42,61,46,69,41,57,32],"tags":[],"class_list":["post-4472","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-agences-daide-a-lenfance","category-en-vedette","category-enfants","category-gouvernement","category-jeunes","category-child-poverty-fr","category-representation","category-responsabilisation","category-services-aux-autochtones"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.oacas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4472","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.oacas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.oacas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.oacas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/21"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.oacas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4472"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.oacas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4472\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.oacas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4472"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.oacas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4472"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.oacas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4472"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}