{"id":2120,"date":"2015-12-08T13:32:25","date_gmt":"2015-12-08T18:32:25","guid":{"rendered":"http:\/\/www.oacas.org\/fr\/?p=2120"},"modified":"2017-09-11T14:33:42","modified_gmt":"2017-09-11T18:33:42","slug":"pres-de-50-des-enquetes-confirmees-par-les-societes-daide-a-lenfance-concernent-des-enfants-exposes-a-la-violence-au-foyer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.oacas.org\/fr\/2015\/12\/pres-de-50-des-enquetes-confirmees-par-les-societes-daide-a-lenfance-concernent-des-enfants-exposes-a-la-violence-au-foyer\/","title":{"rendered":"Pr\u00e8s de 50 % des enqu\u00eates confirm\u00e9es par les soci\u00e9t\u00e9s d\u2019aide \u00e0 l\u2019enfance concernent des enfants expos\u00e9s \u00e0 la violence au foyer"},"content":{"rendered":"<p><strong><a href=\"http:\/\/www.oacas.org\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Alison-Scott.jpg\" rel=\"wp-prettyPhoto[2120]\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-3736  alignleft\" src=\"http:\/\/www.oacas.org\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Karen-Spencer.jpg\" alt=\"\" width=\"236\" height=\"282\" srcset=\"https:\/\/www.oacas.org\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Karen-Spencer.jpg 1579w, https:\/\/www.oacas.org\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Karen-Spencer-251x300.jpg 251w, https:\/\/www.oacas.org\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Karen-Spencer-768x916.jpg 768w, https:\/\/www.oacas.org\/wp-content\/uploads\/2015\/12\/Karen-Spencer-858x1024.jpg 858w\" sizes=\"(max-width: 236px) 100vw, 236px\" \/><\/a>La chef de la direction, Karen Spencer, parle du probl\u00e8me de violence familiale et de la fa\u00e7on dont le <em>Family &amp; Children Services of the Waterloo Region<\/em> s\u2019attaque au probl\u00e8me<\/strong><\/p>\n<h2>L\u2019<em>Ontario Incidence Study of Reported Child Abuse and Neglect<\/em> publi\u00e9 r\u00e9cemment montre que pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des enqu\u00eates confirm\u00e9es de la province concernent des enfants qui sont expos\u00e9s \u00e0 la violence au foyer. Quelle est l\u2019exp\u00e9rience de votre agence?<\/h2>\n<p>Environ le tiers de nos signalements concernent des enfants \u00e0 risque en raison de l\u2019exposition \u00e0 la violence au foyer, o\u00f9 ils ont subi des s\u00e9vices ou sont \u00e0 risque d\u2019en subir. Et il s\u2019agit aussi d\u2019environ le tiers de nos cas courants.<\/p>\n<h2>S\u2019agit-il d\u2019un nouveau ph\u00e9nom\u00e8ne, ou vos donn\u00e9es ont-elles toujours \u00e9t\u00e9 aussi \u00e9lev\u00e9es?<\/h2>\n<p>Nos statistiques sont passablement stables depuis l\u2019instauration des Normes de protection de l&rsquo;enfance en Ontario en 2007. Nous attribuons la pr\u00e9valence de la violence \u00e0 notre compr\u00e9hension accrue du risque de s\u00e9vices affectifs et de l\u2019impact de la violence sur les rajustements comportementaux et affectifs d\u2019un enfant. Nous recourons \u00e0 une perspective \u00e9clair\u00e9e par les traumatismes dans nos \u00e9valuations de protection et avons une meilleure compr\u00e9hension des s\u00e9vices caus\u00e9s par la violence au foyer chez les enfants.<\/p>\n<h2>Comment votre agence fait-elle la distinction entre les types de conflits qui font normalement partie d\u2019une relation et ceux qui sont abusifs en pr\u00e9sence des enfants?<\/h2>\n<p>Nous encourageons une approche tr\u00e8s prudente \u00e0 l\u2019\u00e9valuation, en \u00e9coutant attentivement l\u2019histoire de la famille, et les ant\u00e9c\u00e9dents familiaux. Nous utilisons d\u2019abord les \u00c9chelles d\u2019admissibilit\u00e9 \u2013 l\u2019outil d\u2019\u00e9valuation provincial des mauvais traitements et de la n\u00e9gligence \u2013 en tant que guide. Mais nous devons aussi nous pencher sur les ant\u00e9c\u00e9dents de la famille. Nous nous posons les questions suivantes\u00a0: \u00ab\u00a0Dans quelles circonstances le stress li\u00e9 \u00e0 une s\u00e9paration ou \u00e0 un traumatisme familial se rapporte-t-il \u00e0 la violence au foyer? \u00bb, et \u00ab Dans quelles circonstances ce stress peut-il \u00eatre g\u00e9r\u00e9 ailleurs dans la communaut\u00e9? \u00bb Nous devons discuter longuement avec les personnes pour obtenir des r\u00e9ponses \u00e0 ces questions.<\/p>\n<h2>Si vous ne constatez aucun signe de mauvais traitements chez les enfants, comment \u00e9valuez-vous s\u2019ils sont expos\u00e9s \u00e0 la violence?<\/h2>\n<p>Nous cherchons \u00e0 savoir s\u2019il y a pr\u00e9sence de s\u00e9vices affectifs, comme la menace persuasive, la d\u00e9pr\u00e9ciation ou l\u2019humiliation \u2013 ces types de comportements. Ils ont tous un impact affectif sur l\u2019enfant. Et nous devons recourir \u00e0 la loi (la <em>Loi sur les services \u00e0 l&rsquo;enfance et \u00e0 la famille<\/em> [LSEF]). Le comportement doit atteindre un seuil de s\u00e9vices. Il ne s\u2019agit pas de mentionner simplement qu\u2019il y a des s\u00e9vices \u00e0 chaque commentaire qu\u2019un parent fait ou chaque fois qu\u2019il \u00e9l\u00e8ve la voix.<\/p>\n<p>Nous devons constater qu\u2019il y a un impact sur les enfants. Nous examinons la situation au-del\u00e0 de l\u2019\u00e9v\u00e9nement, par exemple, les relations et les comportements que les enfants ont avec leurs parents. Ont-ils peur, je veux dire \u00ab visiblement peur \u00bb? Nous examinons leurs r\u00e9ponses et leurs r\u00e9actions, et la fa\u00e7on dont ils s\u2019en tirent.<\/p>\n<h2>Votre agence a instaur\u00e9 plusieurs programmes novateurs pour s\u2019attaquer \u00e0 la violence familiale. En quoi consiste le <em>Family Violence Project<\/em>?<\/h2>\n<p>Le <em>Family Violence Project<\/em> (projet contre la violence familiale) a d\u00e9but\u00e9 en 2006; il comprend une communaut\u00e9 de 12 organismes partenaires. La police, le <em>Women\u2019s Crisis Service<\/em>, le bureau des procureurs de la Couronne, <em>Carizon Family and Community Services<\/em>, ainsi que le Programme d&rsquo;aide aux victimes et aux t\u00e9moins, sont parmi les partenaires engag\u00e9s. L\u2019objectif du projet est d\u2019offrir aux victimes de violence familiale des services homog\u00e8nes et int\u00e9gr\u00e9s, tous \u00e0 partir d\u2019un seul endroit. La prestation de tous les services \u00e0 partir d\u2019un seul endroit, un centre de counseling communautaire, est essentielle. C\u2019est ce qu\u2019on nomme le \u00ab regroupement\u00a0\u00bb. Notre initiative repr\u00e9sente l\u2019un des premiers mod\u00e8les de regroupement au Canada.<\/p>\n<h2>Quels sont les avantages du recours au mod\u00e8le de regroupement?<\/h2>\n<p>Les gens obtiennent de ce programme une \u00e9valuation compl\u00e8te, un plan de partenaires communautaires, ainsi que des ressources communautaires compos\u00e9es d\u2019\u00e9quipes qui se concentrent sur la prestation d\u2019une approche plus collaborative. Nous avons observ\u00e9 que le fait de travailler selon le mod\u00e8le de regroupement et d\u2019\u00e9laborer des plans communautaires a diminu\u00e9 le nombre de prises en charge des enfants et ralenti leur rythme. De plus, nous ne maintenons pas les cas ouverts aussi longtemps. Nous saisissons les choses plus t\u00f4t. Lorsque nous mettons fin \u00e0 nos services aux familles, nous nous assurons qu\u2019elles sont en lien avec d\u2019autres ressources communautaires.<\/p>\n<h2>Vous avez aussi des services regroup\u00e9s dans un refuge pour femmes. Quelle incidence cela a-t-il eue sur la fa\u00e7on dont vous aidez les enfants expos\u00e9s \u00e0 la violence au foyer?<\/h2>\n<p>Le refuge est un succ\u00e8s retentissant. Lorsque nous avons commenc\u00e9 \u00e0 penser au regroupement des services au refuge, nous devions reconna\u00eetre les besoins de toutes les personnes : ceux des enfants, des parents, et m\u00eame des agresseurs. Nous savions que si nous pouvions mettre une famille en confiance d\u00e8s les premiers stades, nous risquions moins d\u2019avoir \u00e0 maintenir la prise en charge des enfants. Donc, lorsque nous avons regroup\u00e9 notre personnel au refuge, cela refl\u00e9tait ce qui se passait dans le <em>Family Violence Project<\/em>. Les personnes empruntaient le couloir juste pour venir discuter. Les intervenantes c\u00f4toyaient les familles qui vivaient l\u00e0, et les familles croisaient notre personnel chaque jour. Les familles nous disaient : \u00ab Est-ce que je peux vous poser une question? \u00bb ou \u00ab\u00a0Pourriez-vous m\u2019aider pour cela?\u00a0\u00bb Il y avait une grande communication, et la confiance r\u00e9gnait.<\/p>\n<p>En engageant la famille et en \u00e9laborant des plans plus rapidement avec les autres fournisseurs de services, nous pouvions assurer un peu plus la s\u00e9curit\u00e9 des enfants. Notre intervention \u00e9tait plus rapide, et il s\u2019\u00e9coulait moins de temps entre le signalement et le plan de s\u00e9curit\u00e9, tout comme dans le <em>Family Violence Project<\/em>. Les m\u00e8res et les intervenantes du refuge constataient que nous pouvions assurer la s\u00e9curit\u00e9 des enfants et des femmes.<\/p>\n<h2>Votre agence a fait de l\u2019engagement des p\u00e8res une priorit\u00e9. Pouvez-vous en expliquer la raison?<\/h2>\n<p>M\u00eame avant que le <em>Family Violence Project<\/em> commence, nous avions commenc\u00e9 \u00e0 explorer les perceptions et les hypoth\u00e8ses concernant les p\u00e8res, au sein de notre agence. Nous devions savoir pourquoi le personnel trouvait plus difficile de s\u2019engager avec les p\u00e8res, ainsi que mieux comprendre nos perceptions et nos attitudes qui contribuaient \u00e0 cette difficult\u00e9, parce qu\u2019il ne s\u2019agissait pas des hommes en soi. Dans le domaine du bien-\u00eatre de l\u2019enfance, nous tendons \u00e0 ouvrir nos dossiers en d\u00e9terminant que la m\u00e8re est la principale personne responsable. Nous devions donc reconna\u00eetre qu\u2019en plus d\u2019\u00eatre des p\u00e8res, les hommes sont des personnes responsables importantes envers leurs enfants.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/fvpwaterloo.ca\/\">Cliquez ici<\/a> pour en apprendre davantage sur le <em>Family Violence Project<\/em>.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/caringdads.org\/pros\/res\/ap\">Cliquez ici<\/a> pour en apprendre davantage sur le programme <em>Caring Dads<\/em>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":21,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_links_to":"","_links_to_target":""},"categories":[34,33,65],"tags":[],"class_list":["post-2120","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-en-vedette","category-partenaires-communautaires","category-child-abuse-prevention-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.oacas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2120","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.oacas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.oacas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.oacas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/21"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.oacas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2120"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.oacas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2120\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.oacas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2120"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.oacas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2120"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.oacas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2120"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}