Rapport de 2014 du Comité d’examen des décès d’enfants et du Comité d’examen des décès d’enfants de moins de cinq ans

Le 1er décembre dernier, le Bureau du coroner en chef de la province de l’Ontario a publié le rapport de 2014 du Comité d’examen des décès d’enfants et du Comité d’examen des décès d’enfants de moins de cinq ans. Le rapport inclut de l’information sur tous les enfants qui sont décédés en Ontario, ainsi que de l’information particulière sur les enfants qui sont décédés alors qu’il y avait eu, ou avait, intervention de la SAE.
Points saillants du rapport :

  • 96 décès où il y avait eu intervention d’une SAE ont été signalés au CEDE
  • 22 % des décès concernaient des enfants vivant dans le Nord (comparativement à 5 % de tous les décès d’enfants, avec ou sans intervention d’une SAE, qui sont survenus dans le Nord)
  • 77 % des enfants qui sont décédés vivaient avec leur famille
  • 14 des enfants qui sont décédés étaient pris en charge par une SAE (11 étaient des pupilles de la Couronne)
  • 30 % des cas comportaient de multiples facteurs de risques et des facteurs de risque élevé
  • 41 % des cas faisaient état de violence ou de négligence confirmées à l’égard de l’enfant ou d’un frère ou d’une sœur
  • Les handicaps constituaient le deuxième facteur de vulnérabilité le plus courant : 27 % avaient un handicap physique, et 20 % avaient un handicap mental ou affectif
  • 7 enfants sont décédés par suicide, 5 étaient des enfants autochtones

Parmi les décès signalés, il y avait quelques différences notables entre les cas où il y avait eu intervention d’une SAE et ceux où il n’y en avait pas eu :

  • Une plus forte proportion de décès d’enfants dans le Nord étaient des cas où il y avait eu intervention d’une SAE : 22 % comparativement à 5 % de tous les décès d’enfants, avec ou sans intervention d’une SAE, qui sont survenus dans le Nord) (Page 24). Les causes possibles mentionnées sont les obstacles à l’accès aux soins de santé et les taux de mortalité plus élevés associés aux régions éloignées.
  • Il y avait une plus forte proportion de décès chez les enfants de 5 à 9 ans, et une plus faible proportion chez les jeunes de 15 à 18 ans, comparativement à tous les décès d’enfants. On ignore toutefois la signification de ce résultat, compte tenu d’une variété de facteurs.
  • Parmi les enfants ayant reçu des services d’une SAE, il y avait proportionnellement plus de décès classifiés comme « indéterminés », et moins de décès dans les catégories « accident », « suicide » ou « causes naturelles ».
  • Le rapport reconnaît le travail des SAE relativement à la formation et au soutien des familles en matière de sommeil sécuritaire; cependant de nombreuses variables entrent en jeu, et on ne peut donc pas établir de liens directs.

Le rapport énumère des recommandations faites au Ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse (MSEJ), aux SAE, à l’AOSAE ainsi qu’à d’autres instances; il fournit aussi des mises à jour du MSEJ relativement à huit thèmes, incluant ceux qui sont liés aux aspects suivants :

  • Sommeil sécuritaire
  • Évaluation des risques et gestion de cas
  • Discussions relatives aux leçons tirées avec des fournisseurs de services communautaires
  • Formation sur la prévention du suicide en collaboration avec le secteur de la santé mentale
  • Pratiques relatives à la fermeture des dossiers
  • Planification du congé de l’hôpital des enfants et des jeunes à risque de suicide et vulnérables sur le plan médical
  • Efforts accrus en vue de servir les enfants autochtones

Ressources :

 

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